On distingue deux catégories de monnaies de nécessité lors de cette période:
- les «semi-officielles» : Emises par les Chambres de Commerce, les Unions Commerciales, Commerciales et Industrielles, les municipalités, etc...Ces émissions sont tolérées par l'Etat par décision du 16 août 1914. Elles doivent être accompagnées d'un dépôt de garantie à la Banque de France représentant la part de valeurs légales. Leurs circulations étaient relativement larges, une ville, un département, pouvant aller à une région entière, la région provençale, par exemple.
- les émissions privés : Parmi lesquelles on trouve des commerçants (boulangers, épiceries, cafés, hôtels, etc...), des industrielles (Renault, Fives Lille, etc...qui permettaient de payer les frais de cantine, des achats dans leur coopérative ou économat, voire le salaire de leurs ouvriers), des compagnies de transport (les tramways de Paris, Saint-Etienne, Le Havre, etc...). Ces émissions se faisaient sans autorisation, sans dépôt de garantie, et par là même, faisaient fi du droit régalien de l'Etat de frapper la monnaie. Leurs circulations étaient, bien sûr, beaucoup plus restreintes.
sources : http://www.jetons-monnaie.net/historique.html
Voici une de ces monnaies que j'ai en ma possession :




